lundi 14 novembre 2011

L’AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT PRÊTE A SOUTENIR LES PROJETS ENVIRONNEMENTAUX

La salle de conférence du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable a servi de cadre à une séance de travail avec l’Agence Française de Développement (AFD), en présence du Conseiller Spécial du Président de la République en charge des questions environnementales. Cette rencontre portait sur le Contrat de Désendettement et de Développement (CDD).
Evoquant l’objet de la visite de cette mission, Monsieur GUIAUGUE Sylvain, chef de la délégation, a présenté le Contrat de Désendettement et de Développement (CDD) comme, le moyen par lequel la France entendait procéder à l’annulation de la dette des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).  Ainsi, on retiendra qu’en marge de l’initiative en faveur des PPTE, la France s’est engagée en juin 1999 à fournir un effort supplémentaire pour annuler la totalité de ses créances d’aide publique au développement contracté par ces pays. Plutôt qu’une annulation pure et simple, la France a fait le choix original de mettre en œuvre un mécanisme de refinancement par dons, des échéances restant dues, gérées dans le cadre d’un contrat dit « de Désendettement et de Développement » (CDD) : le pays continue d’honorer sa dette à chaque échéance, mais aussitôt le remboursement constaté, la France reverse au pays, un don d’un montant équivalent, destiné à des programmes de lutte contre la pauvreté sélectionnés d’un commun accord avec l’État partenaire. Les fonds sont déposés sur un compte dédié, ouvert à la banque centrale nationale, qui fonctionne sous la double signature. Le CDD permet à la France d’instaurer un dialogue avec les autorités ivoiriennes et constitue ainsi, un outil bilatéral. L’objectif est de s’assurer que les marges de manœuvre budgétaires dégagées contribuent pleinement à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Cinq secteurs d’intervention sont privilégiés : santé ; éducation et formation professionnelle ; agriculture et sécurité alimentaire ; soutien à la croissance ; développement durable et climat. Ainsi, il a paru  important pour la délégation de l’AFD de venir rencontrer le Ministère en Charge du développement Durable en Côte d’Ivoire, pour écouter les différentes politiques et projets pouvant être inscrits pour un financement. Le Directeur de Cabinet, Guillaume Yao LOUKOU a donc au nom du Ministre ALLAH-KOUADIO, en mission, présenté le Ministère en insistant sur les difficultés rencontrées et surtout sur les projets à financer. Sur ce dernier point, on retiendra 30 projets d’un financement total de près de 30 Milliards de F CFA attendu par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Monsieur GUIAUGUE répondant à cette préoccupation, a indiqué que cette première visite vise à écouter les parties ivoiriennes : « nous sommes ici au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable pour écouter quelles sont les priorités, les politiques sectorielles qui seront prévues par ce Ministère et nous avons été très favorablement impressionné par la qualité de la présentation qui a été faite et par l’ampleur des défis à relever ». Il a enfin précisé qu’une sélection des projets prioritaires sera faite par l’Etat ivoirien. Ce sont ces projets qui, à terme, bénéficieront d’un financement du gouvernement français, a-t-il conclu ;

mardi 18 octobre 2011

LE MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE VISITE, LA RESERVE DE DAHLIA FLEURS

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Docteur ALLAH-KOUADIO Rémi, a effectué une visite de la Réserve Naturelle de Dahlia Fleurs, située à la Riviéra route de Bingerville, le Jeudi 13 Octobre dernier. Pendant plus d’une heure, le Ministre ALLAH-KOUADIO s'est rendu compte de l'état de cette forêt, à travers une randonnée pédestre. Il était accompagné, à cette occasion, de ses plus proches collaborateurs dont le Directeur Général de l’OIPR. Le Ministre a pu constater une forte diversité floristique et surtout les vestiges de la plantation de fleurs initiée par le créateur de cet endroit. Cet espace de 157 hectares, à l’origine, a été cédé à un opérateur économique, par Feu le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, pour y réaliser une plantation de fleurs, ce qui a été fait jusqu’à sa disparition en 2004. L’espace devenue, depuis lors, propriété de l’Etat de Côte d’Ivoire a été érigé en Réserve pour la préservation de la biodiversité et pour le développement d’activités éco touristiques. Au terme de cette visite, le Ministre ALLAH-KOUADIO Rémi a annoncé le réaménagement de cet espace pour le développement de l’écotourisme et pour des activités d’éducation environnementale.

lundi 10 octobre 2011

DEVELOPPEMENT DURABLE EN CÔTE D'IVOIRE

La conférence de RIO DE JANEIRO de Juin 1992, le premier ‘’Sommet de la Terre’’ organisée par les Nations-Unies consacre le terme de « Développement Durable ». 170 Chefs d’Etat et de gouvernement signent un programme d’actions pour le 21ème siècle. L’agenda 21 définissant les objectifs d’un développement durable de la planète. Ce sommet mobilise pendant plus de deux semaines, institutions, scientifiques, ONG, peuples indigènes, collectivités locales, entreprises, ‘’citoyens du Monde’’. Plus de 9000 journalistes couvrent l’événement.
C’est un sentiment d’urgence qui provoque cette mobilisation exceptionnelle. Epuisement des ressources, multiplication des catastrophes, exclusion d’une grande partie de l’humanité …, le mode de croissance qui a prévalu jusqu’alors, fondé sur le profit immédiat au bénéfice d’une minorité, a conduit à l’impasse. Pour répondre à cet échec, le développement durable prône un développement réellement maîtrisé, capable de concilier les besoins des hommes et la préservation des équilibres écologiques, sociaux, économiques, y compris dans le long terme.
De même, les Sommets mondiaux de ces 10 dernières années ont permis de gagner et faire converger la vision de nombreux décideurs sur l’importance des enjeux du développement durable qui sont :
-          s’adapter et lutter contre le changement climatique ;
-          réduire l’empreinte écologique de la société contemporaine ;
-          préserver les matrices environnementales ;
-          satisfaire les besoins en eau et réduire la pauvreté.
Les décideurs admettent désormais, qu’il importe de Changer de paradigmes et de comportements, de proposer des technologies propres et des modes de consommations viables, puis de mettre à niveau l’organisation sociale. 

La Côte d’Ivoire n’étant pas en reste, a créée depuis 2003, une Commission Nationale de Développement Durable composée de plusieurs organes consultatifs dont le Conseil National de Développement Durable.
Plus encore, il a crée un Ministre spécialement dédié au Développement Durable dénommé Ministère de l’Environnement et du Développement Durable depuis juin 2011. Ce Ministère aidé de plusieurs ONG, d’institutions internationales (PNUD, FEM, PNUE …) et d’entreprises  œuvrent pour le Développement Durable en Côte d’Ivoire en :
-          favorisant la préservation de l’environnement;
-          en établissant un équilibre entre les enjeux environnementaux, les conditions économiques et sociales ;
-          en sensibilisant le public pour l’adoption de comportement éco citoyen ;
-          en utilisant des technologies innovantes respectueuses de l’environnement.
L’enjeu est d’importance, et la Côte d’Ivoire est en rang de bataille d’où l’organisation d’un Atelier sur la Stratégie Nationale de Développement Durable dont les conclusions sont publiées dans la Rubrique Atelier sur ce blog.

jeudi 6 octobre 2011

ATELIER NATIONALE DE VALIDATION DE LA STRATEGIE NATIONALE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Le Premier Ministre SORO Guillaume à l'ouverture
La première réunion du Conseil National du Développement Durable et l’atelier de validation de la Stratégie Nationale pour le Développement Durable ont été organisés par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, le 26 septembre dernier, en présence du Premier Ministre SORO Guillaume, au centre de conférence du Ministère des Affaires Etrangères, au plateau. « Je souhaite la mise en œuvre rapide de cette nouvelle stratégie de développement durable et je lance un appel pressant à tout le Gouvernement pour s’approprier ce processus décisionnel, afin d’assurer les progrès du développement durable en Côte d’Ivoire ; et de rendre synchrone la Stratégie Nationale de Développement Durable et le Plan National de Développement, actuellement en cours d’élaboration», a annoncé d’entrée, le Premier Ministre, lors de son allocution d’ouverture. Poursuivant, il a indiqué que ces stratégies doivent cibler 2015 pour date butoirLe Premier Ministre SORO a exhorté les membres du Conseil National du Développement Durable à donner le meilleur d’eux-mêmes, pour remplir l’immensité de la tâche qui les attend : « il s’agira de toucher aux habitudes et aux modes de vie, pour faire de chaque citoyen, un agent du développement durable », a-t-il précisé.
Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Dr ALLAH-KOUADIO Rémi, qui est intervenu avant le Premier Ministre, a situé les enjeux de ces assises et s’est félicité de l’évolution significative du cadre institutionnel du développement durable dans notre pays. « Le développement durable n’est pas un traitement générique des multiples formes d’atteintes environnementales et des inégalités économiques et sociales persistantes. Son contenu est à construire. Il s’agit d’un standard de jugement qui nécessite à chaque utilisation, un travail délicat de négociation en fonction des éléments et des contextes auxquels on veut l’appliquer. La stratégie de développement durable et son plan stratégique, soumis à examen trouve ici, tout son sens.  Elle a été conçue sur la base des réalités nationales révélées par un diagnostic participatif. Elle intègre les priorités environnementales du gouvernement au contexte plus large des priorités sociales et économiques. Elle propose au demeurant, des priorités d’intervention et précise les mécanismes susceptibles d’emmener les institutions publiques et privées à s’approprier les exigences et les approches idoines », a-t-il soutenu. Pour finir, le Ministre ALLAH-KOUADIO a énuméré les différentes orientations stratégiques, à savoir : 1/Information, sensibilisation, participation ; 2/Education et formation ; 3/Faire de l’Etat l’avant-garde du développement durable ; 4/Villes, collectivités territoriales et aménagement du territoire ; 5/Environnement règlementaire et institutionnel porteur ; 6/Engager la société dans une économie respectueuse de la planète ; 7/ Coopération régionale et internationale. Il a enfin invité à la mobilisation et à la collaboration de toutes les composantes de la société au cours des trois jours de travaux. Bien avant l’intervention du Ministre, l’on a assisté à plusieurs allocutions dont celle du Représentant Régional de la francophonie et du Représentant du PNUD. Ces derniers ont salué les progrès du gouvernement ivoirien qui est parvenu à une étape importante dans le processus du développement durable et ont assuré les autorités ivoiriennes du soutien de l’organisation Internationale de la Francophonie et du PNUD d’ailleurs partenaires dans l’organisation de cette cérémonie.
Cette activité a enregistré également la présence de plusieurs membres du gouvernement, de représentants des partenaires au développement (PNUD, UE, etc.), de certains diplomates et de l’ensemble des membres du Conseil National du Développement Durable.